Cette année, 275 000 phoques du Groenland pourront être chassés. Plus de 224 000 ont été tués l'année dernière dont 98,5% étaient âgés de moins de trois mois.
Vous avez déja entendu parlé -vu la polémique que cela fait- qu'il y a tout juste un mois, la chasse aux phoques fut ouverte au Canada, Norvège ou Russie. Si vous avez eu le courage de parcourir entièrement le blog ^^, vous avez sûrement vu qu'il y a déjà un article sur cette chasse.
Cette fois, c'est en terrain neutre que l'on va vous exposez notre opinion, et les diverses opinions que cette chasse créee.
Tout d'abord, bien-sûr que cette chasse est d'une barbarie incontestable. D'après un sondage de l'IFAW-SPA, 87% des Français (sur un échantillon de 1 020 personnes) sont "contre" cette chasse. Un dixième reste indifférent, et les petits derniers pourcentage sont favorables.
Comment expliquer cela ?
Le caractère de cette chasse est inhumain et cruel, et cela nous touche indirectement certes, mais parce que nous sommes sensibilisés par la médiatisation, par les journaux. En effet, il faut savoir que cette chasse qui est restée beaucoup traditionelle est à ciel ouvert, sur la banquise, à l'oeil du monde. Un humain normalement constitué éprouve alors du dégoût, de l'indignation. C'est bien normal !
Mais réfléchissez encore, de tous les animaux tués dans les abattoirs. Savez-vous seulement ce qu'ils leur font subir ? Pensez-vous qu'ils souffrent moins ? Rien n'est moins sûr (Article à venir). C'est juste que l'élevage intensif n'est pas médiatisé, pensez-vous ! Que ferions-nous alors ? Juste quelques émissions par-ci par-là pour faire entendre de la cruauté de l'être humain... Mais rien d'autre. Ne pas trop réhausser la polémique. Ne pas mettre le feu aux poudres !
La chasse au phoque est surtout renouvelée pour un interêt économique, car on le sait bien, tout marche au profit. Cependant, il faut savoir qu'en Terre-Neuve, où vivent 90% des chasseurs de phoques, environ 0.5% représente le revenu de l'économie provinciale. La fourrure tirée de cette chasse est ensuite exportée vers les pays du Nord ainsi que, par exemple, la graisse de phoque qui est utilisée pour le collagène.
" Un représentant du Conseil canadien de la fourrure sort du contexte des phoques et fait la leçon à ceux qui portent des bottes synthétiques en invoquant que ces matières polluent. Ce qu'il n'a pas dit, c'est que le cuir doit être traité et qu'il a été établi que le processus nécessaire à son traitement, quantité d'énergie, produits chimiques et teinture y compris, est beaucoup plus dommageable pour l'environnement que sa contrepartie synthétique ou végétale. Si la fourrure n'est pas traitée, elle va littéralement vous pourrir sur le dos. "
Cependant, la Belgique, les Pays-Bas, la Croatie, le Panama et le Mexique ont banni le commerce des produits du phoque ou instauré des lois.
En novembre 2006, le Conseil de l'Europe a fait de la pression sur le Conseil des Ministres et les Parlements de ses 46 Etats membres pour encourager l'interdiction du commerce des produits du phoque.
Nous allons vous présenter un extrait d'un texte écrit par Michael Dwyer, ancien chasseur de phoques en 1997 à Terre-Neuve.
" J'avais entendu dire que les manifestants contre la chasse aux phoques qualifiaient les chasseurs de phoques de barbares. Ils avaient raison. Vous devez être un barbare pour passer au travers de ça! ... À quel point on devient barbare dépend du temps où on a été exposé à la chasse. Une fois, alors que ça ne faisait pas longtemps que j'avais commencé à chasser, j'avais gardé dix têtes qu'on a utilisées pendant deux heures pour jouer à « tête-ball ». C'était comme jouer au hockey, sauf qu'on lieu d'utiliser des bâtons, on prenait nos hakapiks pour essayer de lancer la tête entre deux carcasses grouillantes, qu'on utilisait comme poteaux de buts. On prenait position dans les buts tour à tour. Une fois le jeu terminé, la patinoire était parsemée de globes oculaires, de dents, de fragments d'os de crâne et de mâchoires inférieures. Darrell a gagné mais on a tous eu beaucoup de plaisir. "
" Je ne le referai plus jamais. Pour la tradition, qu'elle aille au diable. Je sais que quand la chasse reprendra au printemps prochain, je n'irai pas à leur rencontre. Ce dont je me souviendrai, ce sera des souffrances, des conditions pénibles, des dangers et de ce travail répugnant et macabre. Si jamais l'envie me reprend encore de sortir chasser le phoque, je vais m'étendre jusqu'à ce que l'envie m'en passe. Je ne ferai plus jamais 150 sorties par jour, et plus jamais je n'entendrai ces mots redoutés, « Viens de ce côté, Mickey. "
Extrait de "Over the side, Mickey
Le débat
Il faut savoir tout de même que depuis 1997, beaucoup de choses ont évolué. En effet, un nouveau règlement a été mis en vigueur il n'y a pas si longtemps...
L'animal doit être assomé avant de le saigner. Il ne doit pas agoniser. L'interdiction de l'abattage des bébés phoques (sachant qu'ils deviennent adultes à 25 jours).
" Bien souvent, les chasseurs ne se conforment pas aux réglementations canadiennes qui obligent à vérifier manuellement le crâne ou à procéder à un test de réflexe de clignement de l'½il ; contrairement aux pratiques actuelles, les chasseurs ne doivent pas essayer de tuer un phoque lorsque celui-ci ne constitue pas une cible stable ou si le chasseur peut être déséquilibré, comme c'est le cas sur les blocs de glace en mouvement. "
"Le gouvernement canadien doit désormais admettre ce que le rapport de l'EFSA spécifie clairement : La chasse commerciale des phoques au Canada est inhumaine, la réglementation actuelle ne répond pas aux critères modernes de la protection animale et, par ailleurs, elle est inapplicable. Il est clairement temps que le Canada abandonne cette chasse cruelle et inutile."
Bien-sûr, le Canada ainsi que les autres pays ont revu leur règlement, "humanisé" la chasse. Légalement. Mais qui dit que ces nouvelles règles soint appliquées sur le terrain ? Les politiques y vont-ils ? Même une partie des chasseurs se réfèrent tant soi peu à la nouvelle législation, rien ne dit que TOUS les chasseurs l'execute.
Encore une fois, ça ne peut être vérifié méthodiquement et acclamer enfin : les phoques ne souffrent plus !